COUP D'OEIL

Si solitaires sont les arbres au feuillage d'argent

Qu'ils communient en silence sous les rumeurs du vent

 

Si chagrines sont les pierres raides de nos rites d'antan

Qu'elles se penchent afin de mieux traiter avec l'herbe ennemie

 

Si nostalgiques sont les colonnes retirées du monde sacré

Qu'elles ne prient plus les dieux mais les égarements d'hommes

 

Si seule est l'eau vive parmi les rochers toujours un rien rivaux

Qu'elle s'accroche à l'ombre de l'humble roseau des rives

 

Mais un être vous comble et tout semble peuplé

Il est des fées dans les forêts de Brocéliande

Et sous le coup du dé de leur œil magique

La nature s'embrase et c'est l'enchantement

Texte paru avec des illustrations de Marie-Christine Boch-Schrijen chez JPM

http://leseditionsderivieresoulaprespab.midiblogs.com/