1er texte 2017

Pour Paola di Prima

L'OEIL DE LA LUNE

 

Il fallut bien des éruptions

Tant d'émotions telluriques

Tellement de rondeurs à circonscrire

De nébulosités à inachever

De taches ctcliques

Voire de regards de complicité

Pour discerner

L'oeil de la lune

 

 

Et un deuxième dans la foulée :

Ce champ de bleuets brouillés de gueules de loup aux reflets irisés,avais-je assez bonne mine pour le réduire à présent en une ligne de sagesse conceptuelle... ?

 

 

Sur Paola di Prima

Toute feuille de dessin peut ouvrir sur un univers. Le nôtre est à certains égards visible mais dans sa majeure partie nous demeure invisible.

Les artistes sont les explorateurs de l’invisible, les découvreurs de nouveaux univers, les concepteurs de l’inconcevable.  

L’œuvre graphique de Paola di Prima dessine de nouvelles cartes célestes, elle plonge dans l’univers de ses constellations mentales et celles qui nous viennent des aléas de la main tenant le crayon.

Du coup elle nous sensibilise à la richesse lumineuse du néant et nous rappelle que la Nature a horreur du vide.

Elle affirme la puissance cosmique du dessin et au fond répète inlassablement les trois repères fondamentaux : point, ligne,surface à partir desquels représenter le monde.

Le premier des trois se fait point de repère.  Il grossit jusqu'à se faire cercle lunaire, planétaire, astral. Certains scrutent des corps et des visages, d’autres des horizons.

Paola di Prima voit plus grand. Elle considère les confins de notre univers qu’elle met à portée de regard, ou plutôt à portée de mains, sur le plan de la feuille qui rend tout compossible.

Comme dans un rêve.  Les dessins de Paola di Prima nous ouvrent au rêve de l’univers.