Sur les 3 cloches d'Edith piaf : les 60 ans de Didier

 

Village au fond de la vallée,
Tout près des cimes enneigées,
Voici, samouraï des montagnes,
Que grandit un petit berger.
C’est à Morzinette qu’il loge,
Ce prince de Haute Savoie
Il poursuit, brave petit bonhomme,
A coup de sabre les chamois

Baom Baom Baom
Une cloche sonne, sonne,
Et il n’y a pas de hasard,
C’est l’appel de la Bourgogne,
Et c’est l’entrée aux Beaux-Arts.
Mais le goût de la nature,
Rend l’enfant aux éléments,
Et c’est la belle aventure
Qui le pousse vers l’écume,
Des mers et des océans…

Théâtre, rue de la gaieté,
De New-York il a rapporté,
Les airs aux rythmes endiablés
Des noires trompettes bouchées.
Soudain surgit une danseuse,
Et Didier ne se sent plus d’équerre,
Il va faire bien des malheureuses,
Car Cath devient Madame Equer.

Une cloche sonne, sonne,
Et c’est Paris qui s’en va,
C’est le Nord qu’on abandonne,
Le Sud qui vous tend les bras.
Et c’est l’œuvre de l’artiste
Qui prend forme au fil des soirs,
Qui s’expose et qui résiste,
Qui s’impose et qui insiste
Et se forge une œuvre au noir.

Ce soir, avenue de Toulouse,
Près du M. de Morer-llet,
Nous voilà Miyagi presque tous,
Pour les 60 ans de Didier.
Y’a du « good art » comm’dirait Nane,
Et le chorizo d’Antonio,
Le muscat, le cake de Titane,
La tapenade et les cadeaux.

Baom Baom Baom
Une cloche sonne, sonne,
Un an de plus au compteur,
Mais ça équivaut en somme,
A un an d’plus de bonheur.
La vie de sexagénaire,
Comporte bien des plaisirs,
Y’a le sexe sans la gêne,
Sans les nerfs et sans la haine
Et septante ans à venir…