QUATRAINS

Cette pluie se recueille en une coupe d’or
Et précipite les jeux donnant raison au cœur
La terre fertilisée réfléchit les voussures
Irriguant les vaisseaux qui s’ancrent vers les yeux

Savoir des quatre feuilles le trèfle renverser
Afin de se guérir du cycle des saisons
Si le trumeau chanceux pleure ses perles de mire
Sans doute on trempera la plume dans l’abîme

Au pied du globe rondouillard
Un atlas se recueille en rameaux
La sanguine s’ouvre les veines
Et le poème s’en trouve azuré

La clé du monde est une note bleue
Au pied du regard qui met du baume
A nos frictions propices à s’écarter
Devant les lignes d'éther cochées à la page

(Poèmes accompagnant 16 dessins de Clarbous)

 

2eme VERSION DEFINITIVE

Cette ondée se cueille dans une coupe d’or
Et précipite les jeux vers la raison du cœur
Quand la terre fertile réfléchit les voussures
Des vaisseaux qui s’ancrent en nos yeux

Savoir des quatre feuilles le trèfle renverser
Afin de se sauver du cycle des saisons
Si un trumeau chanceux plaint ses perles de mire
Nul doute on trempera la plume dans l’abîme

Au pied du globe rondouillard
Un atlas étale sa face vaine
La sanguine s’entr'ouvre les veines
Et le poème s’en trouve tout atterré

La Clé du Monde est une Note bleue
Tout au pied du regard qui nous offre son baume
Sur nos frictions